LE TOP 2017 : Films

Après le TOP 2017 de nos jeux vidéos et séries, nous passons à la partie film de notre top ! Bonne lecture, nos amis runneurs.

TOP 2017 de Rémi

A Monster Calls

Le premier film que j’ai vu en 2017 est aussi mon favori. Véritable poème visuel sur le deuil et ode au pouvoir de l’imaginaire, non pas comme échappatoire au réel, mais comme moyen essentiel pour comprendre et accepter celui-ci, A Monster Calls est le nouveau grand film d’un des réalisateurs les plus sous-estimés de notre époque. Juan Antonio Bayona, pour le nommer, continue de prouver son éclectisme après avoir brillé dans le domaine de l’horreur, du fantastique et du film catastrophe dans le passé. Le métrage aurait pu se planter dans les grandes largeurs avec son sujet assez casse-gueule mais Bayona a l’intelligence de ne pas tomber dans le pathos. Au contraire, il embrasse ses thématiques en faisant du vrai cinéma honnête, intègre et populaire, se permettant même un propos final sur l’acceptation du deuil légèrement subversif. Même si le film ne force jamais le trait pour faire pleurer dans les chaumières, il est bien difficile de résister à l’incroyable puissance émotionnelle qui se dégage de chaque scène. C’est notamment le cas du dernier acte, tellement beau qu’il ne laisse d’autre choix au spectateur que de rendre les armes en laissant le réalisateur espagnol frapper droit au coeur et aux tripes avec un talent et un sens du cinéma quasi-spielbergien. Du grand Bayona et donc du grand cinéma.

Baby Driver

Surestimé pour certains, sous-estimé pour d’autres, Baby Driver divise mais a été pour moi l’expérience la plus rafraichissante de l’année la première fois, la plus fun la seconde fois et la plus cool la troisième fois au cinéma. Véritable tour de force en matière d’utilisation de la musique et de montage, ce conte de fée moderne maquillé comme un thriller (si, je vous jure) est peut-être le film d’Edgar Wright le plus wrightien qui soit. Communiquant sans cesse avec ses aînés cinématographiques via l’évolution de son personnage principal -tout commence par exemple par le fantasme total de la course poursuite parfaite avant que la réalité des événements ne rattrape petit à petit le héros au fil de séquences d’anthologie- le cinquième long métrage du britannique est une petite bombe toujours soucieuse d’offrir un spectacle total à ses spectateurs. C’est d’ailleurs ce que le film parvient à faire pendant près de deux heures grâce à la générosité de son metteur en scène et de son casting. Vous pouvez alors trouver sa surfait mais peu importe car, pour moi, la filmographie d’Edgar Wright tient toujours du sans-faute.Et puis sérieusement, vous n’entendrez jamais meilleure utilisation d’un morceau de Barry White au cinéma.

Detroit

Je dois l’expérience la plus tétanisante de l’année au ciné à l’une de mes réalisatrices favorites. Kathryn Bigelow m’a, en effet, bousculé durant 2h23min avec son Detroit. Oeuvre viscérale, documentée et au propos qui a fait et fera encore beaucoup parler. Inspiré de faits réels, Detroit est un grand film sur l’Amérique d’hier, d’aujourd’hui et, hélas, très certainement de demain qui parvient à poser tout un tas de questions nécessaires à son spectateur sans apporter de réponses faciles. Au delà de l’importance du propos, Bigelow réussit son pari en livrant un film à la mise en scène incroyable en parvenant à une sorte d’aboutissement dans le procédé qu’elle travaille depuis Démineurs. Une mise en scène tendue qui embrasse son sujet et qui saisi dès les premières secondes grâce à l’impression d’immédiateté et de captation du réel qui se dégage de chaque image. Impossible alors de ne pas se sentir immergé dans l’atmosphère du métrage et donc d’avoir l’impression de suffoquer avec les personnages pour au final sortir de l’expérience totalement chamboulé. Sans jamais baisser les yeux face à ce qu’elle montre Bigelow offre, avec Detroit, un des films les plus passionnants d’une carrière pourtant déjà remarquable.

TOP 2017 de Damien

Split

Le meilleur film que j’ai pu voir au cinéma dans l’année est certainement Split. Pour être tout à fait franc avec vous, j’étais emballé par le trailer, mais pas non plus au point de me dire que le film va être bien. Erreur, James Mcavoy est au sommet de sa forme dans ce film et nous promet plusieurs heures intenses de thriller psychologique et de schizophrénie. Ce qui fait beaucoup la différence c’est le lien que réussi à tisser M. Night Shyamalan en ramenant un de ses anciens films sur le devant grâce à 3 minutes en scène pre-générique. L’annonce d’une suite aux deux films me réjouit d’autant plus.Split prend donc la place de Top 1 dans mon classement, pour son jeu d’acteur, l’ambiance thriller, le background qui se dégage de l’histoire notamment avec la horde et bien évidemment le lien qu’il forme avec l’ancien film de M. Night Shyamalan.

Wonder Woman

Alors que Justice League est sorti récemment mais que ce dernier peine à convaincre ses fans et laisse un petit chaos et goût d’amertume chez certains, un autre film DC Comics a su quant à lui offrir un vrai spectacle cinématographique, Wonder Woman. La jeune Diana Prince interprétée par la ravissante Gal Gadot s’est imposée cette année comme une véritable déesse de la guerre face à une concurrence accrue entre Star Wars, Les Gardiens de la Galaxie et Spider-Man. Ravi que le public soit présent pour saluer le travail de Patty Jenkins. Le film est bon visuellement malgré un méchant moyennement convaincant, en tous cas on aurait pensé à un Ares bien plus badass. En tous cas c’est un gros oui pour la représentation de Themyscria. Je trouve que l’idée de nous transporter en pleine guerre mondiale et donc de remonter à une origin story plus ancienne est un choix pas simple mais bien assumé. Hâte d’en connaître plus sur Wonder Woman 2.

Sword Art Online : Ordinal Scale

Sword Art Online, c’est une grande histoire d’amour, ou en tous cas, l’une des bonnes raisons d’avoir un abonnement Netflix. Après avoir finis les deux premières saisons, l’annonce d’un film n’est pas passée inaperçu, surtout lors d’une avant-première au Grand Rex ! Sans grosse surprise, c’est une salle bien remplie prête à découvrir ou re-découvrir l’univers de SAO ! Un film qui se place parfaitement dans une continuité entre la saison 2 et 3 (que nous attendons avec impatience), mais attention pas de Full-dive (casque VR, permettant de plonger un joueur dans l’univers de SAO) une nouvelle technologie fait son appariation à l’occasion du film. Un casque en réalité augmentée et un nouveau jeu ayant de petites similitudes avec Pokemon Go (très grossièrement, parce que c’est de l’AR) car les participants devront se rendre dans certains coins de la ville pour affronter des bosses venus l’aincrad. On retrouve donc Kirito et compagnie, ainsi que des nouveaux personnages que l’on reverra certainement dans une saison 3 qui est donc annoncée avec une scène post-générique et les acclamations du publique dans la salle.

Damien Piquet
Aventurier du web passionné de comics, de cinéma & série, de jeux vidéos et de hockey sur glace.